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[#67] Parappa the rapper : la lutte contre le spleen

Temps de lecture : 5 minutes

Vendredi 17 Janvier 2020, 23h06, en Haute Normandie. Accablé de fatigue après une heure de Formation Excel et l’âpreté d’une semaine de labeur, je m’en allais céder aux sirènes du spleen. A deux doigts de devenir mélancolique anonyme, un aspirine dans le verre,  dans un élan de bonheur, je devais croire en la vie… Oui, je devais avoir la foi.

Cette phrase n’était pas sans me rappeler qu’il fut un temps, où Paris n’était pas sous les bombes, j’avais pour la première fois séché les cours. 329 Francs dans les poches, une fortune pour le mioche que j’étais, je devais m’acheter un jeu mais pas n’importe quel jeu : Parappa The rapper, ce jeu qui allait me tourner vers une attitude positive que n’aurait pas renié Jean Pierre Raffarin.

Retour sur cet ovni vidéoludique, sorti en septembre 1997, dans notre Hexagone.

Le son qui tue

Ce jeu a été développé par le studio japonais NanaOn-Sha, dont le DG, Masaya Matsuura, est un ancien musicien J-POP en vogue dans les années 90. Il était donc logique que son premier jeux vidéo sur Playstation soit donc un jeu musical. Simple, Basique.

A cette époque, nous n’avions pas encore connu l’avènement des jeux de rythme comme les Dance Dance Revolution ou Guitar hero et il fut le premier à nous apporter ce style de jeu japonais en occident. Tel un athlète, le joueur doit appuyer en rythme avec un certain flow sur les bonnes touches de la manette afin de terminer le niveau. Ceci n’est pas sans rappeler le jeu du Simon où il fallait exécuter une séquence dans un ordre défini.

Si le joueur suit la séquence correctement, il lui sera attribué un bon statut (good). Si vous êtes amené à faire du freestyle mais dans le rythme de la séquence, vous pourriez être gratifié d’un niveau “cool“. A contrario, si vous n’effectuez pas la séquence comme le souhaite le jeu, votre niveau sera qualifié de “bad” (mauvais) voire awulf (catastrophique). Dans ces 2 derniers niveaux de rap, la musique et les décors changent pour vous déstabiliser lors d’une partie.

Parappa sera amené à combattre avec sa prose contre différents personnages, il boxe avec ses mots afin d’arriver au niveau de chaque adversaire dans un univers toujours plus délirant et varié. Chaque adversaire a son propre style, son tempo ce qui vous amène à changer votre manière de rapper.

Alors oui, tout n’est pas si facile. Le rythme ne tient qu’à un fil et vous devrez être habile face à cette jouabilité imprécise voir parfois frustrante. Je vous invite d’ailleurs à y jouer sur un PS1 d’origine et sur un vieux CRT sous peine de subir un vrai imput lag qui viendrait gacher votre expérience de jeu.

Le fond et la forme

Concernant les graphismes, le soft bénéfice d’une pate graphique particulière (réalisée par le designer Rodney Greenblat) que nous pourrions qualifier d’un mélange de 2D “papier”, jouant sur les ombres avec un coté cell shading.  C’est ce style qui donne un coté enfantin au jeu et rends attachants les différents personnages rencontrés.

That’s my people

Tous les personnages sont totalement excentriques et aux antipodes du monde du rap. Parappa est un petit chien au bonnet orange, loin de l’étiquette d’un GTA, qui subira pas à pas et bien malgré lui des situations alogiques,et donnera le change pour régler ses problèmes.

Vous y découvrirez ses amis : PJ Berri, son ami ours en mode DJ, Katy Kat une de ses amies chat, Sunny Funny une jolie fleur craquante comme un Kit kat et dont il est raide dingue.

Des histoires à raconter

C‘est justement grâce à Sunny Funny que notre petit chien va vivre cette aventure…

Lors d’un fast food avec sa clique, ils furent importunés par deux racailles. Un gossebo, cynique, avec du bagou les renvoya au bercail. Parappa, impressionné par ce tempérament de héros, souhaitait en devenir un. Cela passait par l’apprentissage du combat notamment du kung fu. Il rencontrera alors le premier boss, Master Onion qui marquera également cette série.

Cherchant à se déplacer entre amis, ils tombèrent de nouveau sur le don juan Joe chin qui les emmena à bord de sa voiture luxuriante. Ce pauvre Parappa se mit en quête d’obtenir son permis pour emmener sa belle Sunny partout pour vivre son idylle. Il y rencontrera son second adversaire en la personne de l’instructeur au permis de conduire.

Titulaire du permis, il emprunta le break de son père pour trainer entre amis. Une conduite un peu légère, il se laissa distraire et percuta un camion rendant ainsi le véhicule épave. Pour éviter le naufrage et provoquer la détresse de son père, il décida de gagner de l’argent avec son 3ème adversaire, une grenouille Prince Fleaswallow. Il l’aidera dans ses ventes pour lui permettre d’acheter une nouvelle voiture.

Toujours enclin pour plaire à sa belle, Parappa devait réaliser un gateau pour son anniversaire. Sans blé, notre héros découvra les fourneaux en compagnie d’une poule, présentatrice d’une émission culinaire, pour cuisiner un cake pour sa bien aimée.

Une fois le gateau réalisé, il était temps de féter cet évènement. Notre héros eut la mauvaise idée de trop manger au point d’en avoir la chiasse. Devant ramener sa princesse à son domicile, il lui était difficile de penser à autre chose que le trone. Parappa parti alors à la chasse d’un endroit pour faire popo et se retrouva dans une station essence. Proche d’arriver au cabinet, il se retrouva nez à nez face à tous les adversaires qu’il avait déja rencontré…Quoi de plus ordinaire comme situation.

Malgré toutes ses péripéties, notre cupidon s’en allait pour son dernier feuilleton. Il invita Sunny Funny à se rendre en sa compagnie à une soirée privée dans un club. Lors de cette soirée, Parappa livrera le récit de son amour, sa positivité lors d’un concert auprès du dernier boss.

Le bilan

Après tant de déconvenues, il était temps pour la scène. Soutenu par ses amis, amènes, Parappa était prêt à muer en grand rapper.

Malgré deux décennies, Parappa the rapper restera à jamais gravé dans l’histoire du jeux vidéo. Sa jouabilité “particulière” risquera de rebuter les plus pointilleux du gaming tandis que les autres se preteront au jeu et le garderons dans leurs coeurs. J’espère que ce test vous aura donné la foi en ce jeu car il y aura des fois ou sans espoir, pret à lacher du lest, vous vous souviendrez que vous devrez vous aussi, croire en la vie.

9
Indispensable PS1

The Good

  • Une bande son excellente même pour ceux qui n'aiment pas le rap;
  • Le style graphique;
  • Des personnages totalement loufoques;
  • Le système de niveau rapide adaptée aux parents;
  • gameplay novateur pour l'époque.

The Bad

  • Une durée de vie très courte (1h pour finir le jeu);
  • La maniabilité particulière qui rebutera certains;
  • Impossibilité de mettre pause durant un niveau;
  • On en veut plus une fois le jeu fini.
9 Octofun ?
9 Adapté à la vie du papagamer ?
2 commentaires
  1. lamyfritz
    24 Fév. 2020 à 14:13 -----> lui répondre

    Je me souviens de ce jeu, dont des extraits passaient sur la chaîne C-direct… J’ai d’ailleurs évoqué cet ovni télévisuel sur le site, à cette adresse : https://octopaddle.fr/2015/05/12/nostalteve-retour-sur-la-chaine-c/
    Autrement, beau test, et surtout inspirant en cette période hivernale ! Encore qu’aujourd’hui je sois en t-shirt, punaise, le global warming est bien là…

  2. Melkiok
    24 Fév. 2020 à 16:38 -----> lui répondre

    Je partage l’avis de lamyfritz un fort beau test qui suinte l’amour pour cet ovnis
    Je me souviens avoir poncé à l’époque la démo récupérer dans un Playstation Magazine quelconque
    Mais je n’ai jamais franchis le pas de l’achat de peur de trouver le jeu un peu trop léger niveau gameplay

    Le jeu atypique musical qui eu le plus ma faveur sur Playstation : Bust a Groove !

    Et plus tard sur PS2…Gitaroo Man 🙂

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