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[#64] Star Wars Jedi : Fallen order, salopard de Vador, si tu avais fait ton taf.

Temps de lecture : 8 minutes


Sous ce titre vénéneux au possible, relevant autant du fan ayant été piétiné par un troupeau de Wookie en rut que par le joueur à qui on ne l’a fait plus, je suis dépité devant ce nouvel épisode, qui pourtant était rempli de belles promesses… Si déjà l’illustration de cet article ne vous a pas encore fait pleurer des larmes de sang, venez découvrir les limites d’un jeu qui avait pourtant tout d’un grand.

  • Editeur : Electronic Arts
  • Dév. : Respawn
  • Sortie : 2019
  • Support : PS4 normale (1to – v.2)
  • Temps de jeu : manette “tombée des mains” après 12h
  • Difficulté modifiable mal dosée
  • Sauvegarde dans les lieux de méditation du niveau

Bon chers lecteurs, vous connaissez octopaddle.fr, on n’est pas du genre ici à garder son tentacule dans son… encreur (oui, elle est facile), mais je suis tellement désappointé devant ce jeu, qu’il fallait que l’acidité de la prose débute ainsi, sans attendre la fin de l’article comme le ferait un test lambda. Mais alors, pourquoi cher Octoppadaone un tel courroux me diriez-vous ? Commençons par le début : annoncé dans le vague espoir d’être le fameux Star Wars 1313 que se garde un éditeur sous le coude (vous verrez un jour ou l’autre…), bref d’être LE renouveau de la série via son pendant vidéoludique, les jeux Star Wars furent souvent passables, voire médiocres, en raison de développeurs peu respectueux de la licence, en étant plutôt attirés par le brouzouf que génère cette licence quoi qu’il advienne.

Faire fantasmer le pur fan hardcoregamer de Star Wars.

Bon je suis un fan depuis que je suis gosse, donc il est vrai que je suis le bon pigeon public pour ce type de jeu. Et je n’oublie pas que parfois Star Wars fut traité avec honneur et pu se détacher du lot des nombreux étrons  que porte cette série, si fructueuse. J’en garderais trois dans mon petit cœur : tout d’abord, le très fidèle Star Wars sur Game Boy dirigé par LucasArts et développé par le studio australien Beam Software (responsable de la bonne version NES) sorti en 1991. Ce jeu permettait de suivre les aventures du Luke dans l’épisode IV (quel pied), et entre les musiques et autres décors fidèles (même si certains niveaux sont de pures inventions), le jeu s’en tira avec les honneurs, et je me vois encore blotti dans ma couette, la Game Boy entre les mains, oubliant le temps (et l’heure du repas) pour avancer dans ce jeu.

Autre bon souvenir, la version SNES, intitulée Super Star Wars publiée en 1992 par Sculptured Software et toujours sous la direction de LucasArts et JVC (d’ailleurs on voit une patte cinématographique de ouf dans ce jeu). Je pense que ce fut pour moi, l’une des versions en jeu vidéo la plus proche  (et respectueuse) du film, malgré une certaine difficulté -mais que la Force m’en soit témoin – que ce jeu était beau.

Et enfin, si je mets de côté les versions Gamecube (Dark Forces et cie), je garderais le profond, le puissant (et tellement lié à la Xbox première du nom pour moi) : Star Wars: Knights of the Old Republic  ou Kotor développé par Bioware en 2003… que de souvenirs. Un grand jeu qui puise dans ce qui fait le sel du Space opera : des combats spatiaux dantesques, l’impression d’être un rouage important d’une histoire qui nous dépasse appuyée par un méchant charismatique, des planètes à foison peuplées de créatures improbables et des vaisseaux longs, mi-plastiques (c’est fantastique) mi-métal, avec pleins de lumières et de bips-bips improbables… comme peut le fantasmer le pur fan hardcoregamer de Star Wars.

Ainsi je vous épargne les déceptions sur les consoles actuelles, comme le furent les Battlefront I et II, qui ont “juste” repris les skins de Star Wars collés sur du gameplay d’un Battlefield, laissant bien souvent sur le bord du terrain le joueur PAS DU TOUT habitué à ces FPS brutaux où un SEUL rayon laser vous dégomme à 3 km de distance… Bref l’impression  d’être aussi utile et faible qu’un stroomtrooper dans un film. Pas ma came donc, même si ce fut ce pack avec console édition limitée “Dark Vador” (oui, on ne se refait pas) qui m’a fait cramer ma CB par l’achat d’une PS4 en 2015 (disque 1to, mise à jour du processeur) comme je l’expliquais ici avec une vidéo Unboxing maison.

Ce nouveau Star Wars, “it’s a trap ?” donc

Et bien, l’annonce du jeu et les premiers retours (sans parler d’un chèque cadeau de 15€ aussi), m’ont décidé de sauter le pas de la préco’. En effet, nombres de journaleux décrivaient un vrai retour de la licence, avec une histoire parallèle à la grande trilogie via un Jedi traqué (Cal Kestis, tête à claque de son état)  ayant échappé à l’Ordre 66, scellant l’extermination de l’ordre jedi par l’ambitieux Palpatine, devenu empereur. Pour nombres d’observateurs, ce nouveau jeu puisait dans le “meilleur” des pots-pourris des AAA actuels (les guillemets sont de rigueurs) : du Sekiro, du Dark Soul, du Uncharted etc. Et là, je pense est le premier malentendu pour ma part : la difficulté demandant du skill de fou, très peu pour moi. Chacun son kiffe, mais recommencer 10 000 fois pour un coup mal placé, une erreur ce caméra, une erreur de skill et refaire, encore, et encore… beurk. Si vous lisez cette prose vous êtes sans doute un daron – ou du moins un gamer de 35 ans et plus – et vous savez comme le temps nous manque, donc M. Electronic Art et le studio Respawn, pas possible de se prendre la tête ainsi. Oui certains pourront me rétorquer achète toi des mains pour jouer ou joue en mode facile… mais pas le temps mes petits Ewoks, et dans le cas du mode “facile”, le challenge tombe carrément à zéro à ce niveau là. Outre cet aspect rebutant, cette difficulté est aggravée à mes yeux par un design des niveaux qui loin d’être lisible (oh la carte du droïde, mais quelle blague !) conduit à des allers-retours pénibles, sans oublier qu’en méditant pour remonter sa vie (à la limite pourquoi pas), cela fait repoper tous les ennemis occis, dans de jolis bugs graphiques honteux pour un jeu arrivant en fin de génération.

Sister en chef

Et pourtant la première approche était assez séduisante : pas de mise à jour de 40 go au lancement du jeu (incroyable), mais une petite mise à jour de 190 mo, et une première séquence d’intro servit par une B.O. divine, qui conduit à maîtriser le personnage dans le cimetière de vaisseaux où il travaille. Les scènes sont rapides, de larges contrechamps sont carrément ouf. Sans parler d’une affrontement en fin de niveau assez épique contre les Inquisiteurs, et notamment cette mystérieuse “Sister”, darkvadorisée au possible.

Si cette présentation chek tout ce que l’on peut espérer d’un Star Wars, la suite est moins réjouissante comme expliquée plus haut (10/12h de jeu pour ma part), en raison d’un manque d’ambition dans la volonté de renforcer la scénarisation, de changer la routine du joueur et l’enfermer dans des niveaux assez cloisonnés, tels des donjons en monde semi-ouvert…. pour limiter le joueur dans son exploration, bref l’antithèse d’un ZBOTW (qui paradoxalement manquait à mes yeux de… donjons, mais cette situation étant contrebalancée par une grande liberté). Le fond du jeu est finalement assez pauvre, quelques docs à lire de-ci de-là sur les plantes/armes/perso/ennemis et même si le jeu use de quelques ficelles issues du monde du RPG pour tenir l’intérêt du joueur éveillé, oubliez toute ambition, car la gestion d’un arbre de compétences complexes est limitée au strict minimum (et ce même pas syndical) : on prend toutes les compétences offertes sans réfléchir à qui l’on veut être. Au secours Bioware, KOTOR revient.

Dark Vador n’a pas fait CORRECTEMENT le ménage

Voici donc un jeu qui finit par décevoir par son manque d’originalité dans son repompage de ce qui se fait chez la concurrence, mais étonnamment a reçu une bonne presse dans le monde vidéoludique. Avec du recul, la presse JV, qu’elle soit en ligne ou papier, ne peut que se tâter le zgougou devant un jeu qui coche les cases des gros “AAA” précédents, dont le skin ici a été finalement “Star warisé” dans un hamburger écœurant dont seul les ‘ricains de Respawn/ E.A. ont le secret : une poudre de Skiro (ninja jedi), une pincée de Dark Soul (on recommence, recommence, re…) une noisette d’Uncharted/ Tomb Raider (tu aimes grimper sur les murs ?) et une dose de God of War pour les combats violents : voilà le cocktail qui ne peut que plaire à des testeurs avalant des jeux à longueur de journées et cherchant toujours du skill à foison. Consensuel dans sa forme, il ne peut qu’aboutir à des avis “sympas” et les principales critiques portent finalement sur ses lacunes techniques en raison d’un moteur parfois mal optimisé (Unreal Engine…), des bugs risibles à foison (oh le coup du cheval qui s’enfonce dans le sol, les corps qui telles des marionnettes rebondissent comme un jokari en mode furie… oui en 2019, les gars). Pour ma part ce sont surtout les captures faciales qui m’ont carrément sorti du jeu : si vous trouviez celle d’Horizon Zero Dawn trop plastique… attention, ici on est dans la catégorie “classe internationale”, avec des mimiques (comme celle du “héros” Cal) inspirées des meilleures scènes… des sketches des humoristes français so 90′, comme les Inconnus ! Quelle poilade … à 56€ quand même. A vous de retrouver l’image tirée du jeu ci-dessous, pas facile, hein.

Ce jeu m’a donc littéralement tombé des mains, et m’a fait regretter que Dark Vador n’ait pas fait CORRECTEMENT le ménage à la fin de l’épisode III en éradiquant TOUS les Jedis, et notamment ce pseudo héro au charisme d’huître. Finalement, à force de toujours passer par le petit personnel, Palpatine n’a pas été bien fin, quel piètre DRH, et ça dirige un empire, je vous jure.

Ainsi, bien que le final puisse être sympa, cela ne rattrape pas l’ensemble. Non je n’ai pas fini le jeu, car pour la première fois de ma vie de gamer, j’ai zyeuté un Let’s play pour voir la fin, disponible ci-dessous, et finalement plutôt que de souffrir 25h, cela fut AMPLEMENT suffisant pour ma part.

Donc un conseil, fuyez, n’écoutez pas la hype autour du jeu – moi il a fini sur ebay revendu 48€ FDPIN (pas trop de casse donc) – car bien d’autres jeux méritent davantage que l’on y consacre plus de temps !

4.5
Cal aux abonnés absents

The Good

  • Univers Star Wars qui plaira aux fans
  • excitation certaine pré-épisode IX
  • pour ceux aimant les jeux repompés sus-nommés

The Bad

  • jouabilité de merde
  • difficulté mal dosée
  • des rond-points de gamedesign
4.5 Octofun ?
4.5 Adapté à la vie du papagamer ?
1 commentaire
  1. Lamyfritz
    27 Nov. 2019 à 14:14 -----> lui répondre

    Pour wam, les meilleurs jeux Star Wars d’antan : Rebel Assault, Star Wars Arcade (version borne d’arcade de SEGA de 1993), Jedi Knight (Dark Forces 2) et son add-on Mysteries of the Sith, Star Wars : Racer (toutes proportions gardées car je lui préfère les Wipeout), Jedi Knight 2 (Jedi Outcast), et The Force Unleashed sur Wii. J’ai un peu joué à Jedi Academy aussi. Alors c’est vrai que celui-là ne me branchait pas vraiment.

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