info menu pour utilisateurs de Firefox

(défilement du menu via les flèches du clavier, bug de merde)

Commentaires récents

OctoTwittos

Nos podcasts

Octo’FM

[Live in Japan #3] La montagne à Nikko

Temps de lecture : 4 minutes


Passer par Nikko est incontournable si vous vous arrêtez quelques jours à Tokyo. Nikko symbolise le Japon ancien et sacré dans toute sa splendeur. Jusqu’à l’overdose… j’y reviendrai bientôt.

D’un point de vue strictement touristique, Nikko peut se faire en une journée. Perso, j’ai choisi de rester une nuit sur place en hébergement ryokan, au Nikko Tokanso (je leur fais de la pub, ils le méritent), ce qui restera ma meilleure expérience d’hôtellerie au Japon, et peut-être même ma meilleure expérience d’hôtellerie tout court. C’est l’adresse que j’ai réservée en premier il y a deux mois et j’ai articulé tout le reste du voyage par rapport à cette date. J’ai bien fait.

Ryokan, ballade en montagne et onsen.

Je suis arrivé en milieu d’après-midi à la gare de Nikko (par un express régional super top, avec wi-fi incluse) et ô miracle, un shuttle service du ryokan m’attendait. Une fois mes bagages balancés dans la magnifique piaule, je suis allé visiter le secteur. Il y a quelques perles rares à Nikko hors des sentiers battus. Mais un panneau d’affichage placardé un peu partout au sujet d’une touriste française disparue cet été et jamais retrouvée m’a un peu fichu les boules… Bref.

Diamétralement opposés l’un à l’autre (et peu visités et surtout gratuits) se trouvent le sanctuaire de Takinoo, proche de la cascade de Shiraito, et le Kanmangafuchi abyss, un lieu mystique où se trouvent près d’une centaines de statues de moines au bord d’une magnifique rivière. Visiter les deux sites prend la demi-journée, mais il était certainement possible d’optimiser le trajet, que j’ai fait un peu à l’arrache.

Rentré crevé le soir, rien de tel que l’onsen de l’auberge. La nudité peut poser problème au tout début et puis on s’y fait vite. De toutes façons il y avait globalement peu de monde, voire pas du tout, et ce n’étaient que des touristes comme moi, donc on avait l’air tous aussi cons les uns que les autres : ça aide. Je suis allé dans l’onsen autant que possible et je suis chaque fois resté un bon moment (au moins une demi-heure, n’écoutez pas les rageux). Pas besoin de se laver en sortant (on se lave avant d’y aller) sinon se rincer au moins la figure et les cheveux.

onsen, ma poule

Etant en pension complète, j’ai bénéficié d’un dîner et petit déjeuner japonais à tomber par terre. Seul bémol : le vin (en sus) qui était un chardonnay japonais pas du tout adapté à la cuisine. Prenez plutôt du saké.

Princesse Mononoke, Muramasa et Chihiro en un seul endroit

Le lendemain, j’ai fait absolument tous les temples et sanctuaires de Nikko (comptez une vingtaine d’euros de tickets en tout et pour tout, il y a cependant quelques zones non payantes), qui vous rappelleront immanquablement les grands classiques de Ghibli et qui font décidément honneur à la civilisation japonaise. Tout ça est bouclé en deux bonnes heures – même en prenant le temps de s’imprégner des lieux – trois heures si vous y allez vraiment tranquille et en lisant tous les panneaux. En se pointant à l’ouverture (8h), c’était juste extraordinaire. J’étais le premier à entrer dans le Rinnoji et je suis tombé sur des moines en train de réciter des sutras dans une ambiance hors du temps.

J’avais promis des photos peu explicites pour ne pas spoiler. Celle-ci, entre deux sanctuaires, me semble bien pour teaser Nikko.

Bref, à 10h, c’était déjà trop tard au niveau des touristes et tout était plein à craquer, mais j’avais pratiquement déjà fait le tour. Pour éviter la foule, j’allais d’un temple à l’autre, en étant presque toujours le premier arrivé, les touristes suivant le même itinéraire que moi et arrivant derrière.

Vachement utile, merci pour l’indication…

Ayant pas mal de temps à tuer en attendant mon train, et n’ayant pas forcément envie d’aller voir les musées (il y en a plusieurs qui ont l’air intéressants à Nikko, mais il faut se ménager), je suis allé m’aventurer dans la montagne par un sentier solitaire. J’ai bien failli me perdre dans la montagne. J’ai au passage visité un autre sanctuaire isolé, moins swag que les autres, et totalement abandonné des touristes. Vraiment une belle aventure que Nikko, et quelle pureté au niveau de l’air que l’on respire, des essences de bois émanant des arbres… attention au froid d’ailleurs (j’ai mis tous mes pulls). Mais tous ces temples, c’est un peu trop, au final, on sature, surtout quand on est athée convaincu et que les touristes déboulent en masse et vous épuisent de leur présence et de leurs conversations. Idéalement, il faudrait rester trois jours et faire un des trois gros sanctuaire par jour, dès l’ouverture… et ensuite se balader dans la montagne, rentrer à l’auberge profiter du temps qui passe, faire de l’onsen, pousser vers le lac Chuzenji ou les chutes de Kegon… mais qui ferait ça ? Avis aux plus fortunés et aux plus chanceux d’entre vous.

Prochaine étape : retour à Tokyo pour une étape de correspondance pas banale du tout…!

Pour revenir à l’étape précédente (mon arrivée à Tokyo), c’est ici.

2 commentaires
  1. Melkiok
    18 Avr. 2019 à 09:47 -----> lui répondre

    Je me reconnais totalement dans ton escapade à Nikko !
    Nous avions fais quelque chose absolument dans la même veine avec Ryokan Onsen et déambulations irréelles dans cette ambiance mystique que confère les temples et autres statues antiques à la forêt Japonaise.
    Et tu fais bien de mentionner la restauration dans ce genre d’établissement qui est un vrai festin aussi bien dans les saveurs que dans la solennité avec laquelle on peut être servi

    Par contre être en tête à tête avec soi même n’est pas trop pesant ? Je sais que j’ai du mal à me faire à l’idée de faire ce genre de trip tout seul mais tu as l’air de bien le vivre 🙂

    En tout niveau touristes inconvenants on était assez free sur le sujet étant parti sur la fin mai 😉

    Petite info pour une immersion en pleine nature nous avions fait le mont Takao qui est une balade sympa et rafraîchissante nous sortant du bruit et de la fureur geek Tokyoïte pour une matinée

  2. lamyfritz
    18 Avr. 2019 à 13:27 -----> lui répondre

    Je trouve que c’est un vrai bonheur que de se retrouver soi, surtout dans un pays clean et sûr comme le Japon (bon peut-être un peu fermé, mais j’ai fait de belles rencontres). Et surtout : je peux faire ce que je veux, tracer, faire une pause, manger, jeûner, et dormir ou veiller quand je veux. C’est mon premier véritable grand voyage en solo, avant j’avais toujours une pote ou une petite amie, donc je tenais vraiment à le faire seul. J’avoue, sur le long terme ça fait émerger des sentiments très étranges, des souvenirs enfouis très profond. Chose qui n’arriverait pas si j’étais bien entouré, donc aucun regret.

Laissez votre avis

mi, ut sed lectus consectetur libero tempus in non accumsan felis id,
%d blogueurs aiment cette page :