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Retour sur l’actu’ : Explosion en plein vol, déception future et pépite indé, voici une bonne semaine JV !

Temps de lecture : 8 minutes


Coups de cœur, de gueule ou encore les news passées qui ont fait parler d’elles et que l’octoteam a sélectionnés pour vous. Petits retours sur l’actu’ du JV et autres en quatre brèves… ////


Procope

 Lorsqu’adolescent, je discutais jeux vidéo avec mes amis, presque tous d’acharnés défenseurs du PC, l’un des arguments utilisés pour me prouver que changer de carte graphique tous les six mois et attendre dix heures l’installation de Phantasmagoria était bien plus intéressant que de posséder une console de salon fiable, rapide et simple d’utilisation était le suivant : pour profiter du talent de tous les développeurs et découvrir tous les bons jeux, un « consoleux » était obligé de raquer, disons, pour la période 1995-2000″, ou plutôt de faire raquer ses parents pour au moins quatre consoles (PS1, Saturn, N64, Dreamcast), alors que le « pécéiste » n’avait besoin que d’une seule machine. Ce n’était pas faux, mais ce que les joueurs PC ne pouvaient comprendre, et malgré mes explications ne parvenaient à intégrer, était que cette fragmentation du marché, cette concurrence féroce entre les systèmes faisait partie intégrante du charme du monde des consoles, et alimentait nombre de débats passionnés entre fans de Sega et de Nintendo. C’était problématique, certes, mais la mauvaise foi faisait que si on ne pouvait jouer à Ocarina of Time (N64), on pouvait prétendre préférer (ce qui était mon cas) jouer à Metal Gear Solid (PS1) ou Sonic Adventure (DC), tous trois sortis à peu près en même temps. Ce charme des exclusivités, qui n’était rien d’autre, finalement, que la monétisation d’une identité forte propre à chaque entreprise, qui avait connu un lent déclin depuis la fin du hardware SEGA jusqu’au milieu des années 2010, est aujourd’hui en train de faire son retour en force sous forme de guerre commerciale entre les plateformes de téléchargement de jeux. Avec l’arrivée de Discord et surtout d’Epic Games sur le marché, mes chers amis pécéistes doivent apprécier l’ironie de la situation : une seule machine, toujours, certes, mais plusieurs stores, donc plusieurs clients à télécharger, plusieurs bibliothèques à gérer, classer, archiver, plusieurs mots de passe, des données personnelles à « lâcher » à chaque fois, l’impossibilité, parfois, de faire du cross-play entre plate-formes (cela est possible entre Steam et Discord sur certains jeux), d’avoir les mêmes contacts, etc… Bref, un bordel sans nom, qui rappelle, sous forme numérique, celui d’organiser, dans son salon familial, son coin jeux vidéo avec 12 consoles, 600 jeux et cinquante mille câbles.

Surtout, vient donc le temps des véritables exclusivités, puisque jusque-là, on pouvait malgré tout trouver les jeux Ubi, Projekt Red, EA sur Steam alors que ces éditeurs possèdent également leur propre store et client. L’ouverture du (très joli) store d’Epic lance les hostilités à grande échelle, en annonçant (et en le faisant bien comprendre au client sur l’interface) plusieurs exclusivités d’importance, pour la plupart piquées complètement à Valve ou reportés sur cette dernière, un peu comme Microsoft signe parfois des contrats permettant de profiter d’une exclu temporaire : Hades, le nouveau jeu de Supergiant (Bastion, Transistor, Pyre) ; Satisfactory, de Coffee Stain Studios (Goat Simulator) ; Rebel Galaxy Outlaw, de Double Damage (douze mois d’exclu) ; Ashen, d’Annapurna Interactive ; Super Meat Boy Forever ; le très prometteur Genesis Alpha One… Quant à Discord, sept exclus ont déjà été annoncés en septembre, mais avec moins d’ambition et de budget, évidemment, Epic ayant, en plus, l’avantage d’avoir Fortnite dans sa manche. Steam est-il vraiment en danger ?

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Octo.

« Explosion en plein vol, crash test effroyable, flop commercial gargantuesque, chute  brutal du prix de vente… » avec une telle accroche que ne nierait pas notre gogovernement sur sa gestion de crise des gilets jaunes, je souhaiterais revenir sur l’énorme four que fut la sortie récente de Fallout 76 de Bethesdha. Cet éditeur qui a pour méchante habitude  de sortir des jeux mal ficelés, bugués jusqu’à l’os comme le fut hier un Morrowind, un Oblivion ou un Skyrim (et s’en vantait même sur le ton friendly « on a une communauté de ouf pour réparer nos erreurs » lors de l’E3 2017) a tenté de refaire la même à sa communauté « chérie » en maltraitant la série culte pour nombres de joueurs, à savoir celle des Fallout. En effet, Bethesdha avait touché le Jackpot (et le coeur des gamers historiques) en mettant la main sur cette mythique licence après son rachat des droits de la franchise à Interplay après sa faillite en 2003 (et le studio d’origine Black Isle Studios  chargé du 1 et du 2 fut interrompu dans son idée de suite). Prenant à contrepied la vue isométrique 2.5 D de la série, l’éditeur américain a décidé de lui faire un virage à 180° (sur les jantes) en lui adaptant une orientation 3D avec un moteur graphique tiers (Gamebryo de NDL) puis à partir de 2011 en utilisant un moteur maison mal ficelé le fumeux « Creation Engine » qui sert toujours pour les jeux à monde ouvert de l’éditeur (oui TOUJOURS le même depuis 7 ans !!!). Ce modèle économique qui réussit à l’éditeur par le carton phénoménal de Skyrim  (2011) malgré ses bugs récurrents, et pourtant devenu l’un des jeux les plus portés de tous les temps (et rerereracheté par votre serviteur sur PC, Steam, 360, Switch). Carton possible aussi grâce à la communauté de fans moddeurs qui firent beaucoup pour l’expérience du jeu… et cela gratuitement, malgré la tentative de Bethesdha, vil capitaliste, de faire raquer ces modds sur Steam… en vain).

Outre l’excellente parenthèse que fut Fallout : New Vegas, réalisé par Obsidian, Bethesdha ne s’arrêta pas en si bon chemin en raison des chiffres de ventes astronomiques de ses licences. Ainsi, l’éditeur dans sa lancée a fait de même avec le récent Fallout 4 (2015), en ayant le culot de vendre le jeu en disque mais avec un téléchargement obligatoire de MERDE de 43 go, comme vous le savez, pour les plus fidèles lecteurs du site. Pensant que les gogos ayant acheté Fallout 4 allaient ENCORE fermer les yeux pour le nouveau multijoueur Fallout 76  avec un jeu pété, pompant sans vergogne le précédent, obligeant des patchs de fous et comble de l’ironie en faisant raquer 200€ une édition collector avec de nombreux goodies dont un sac en nylon à 2€ à tout casser (alors que les influenceurs youteubés avaient eu – eux – le sac en toile présenté dans les vidéos de lancement… merci le respect du public).

Sac présenté en toile comme les vrais postapo’ que reçurent les Youteubés Et voici le sac en nylon reçu par les pige… acheteurs de l’édition collector

Bethesdha devant les ventes catastrophiques et surtout la tornade de boue reçu sur internet, a reconnu la déception des joueurs (tu parles !) s’engageant à rattraper cette bourde (ou plutôt ses bourdes), et après une chute vertigineuse du prix (il est à 25€ après avoir caracolé à 69€ à sa sortie, merci les pigeo… acheteurs qui l’avaient préco), a envoyé les sacs… en toile. Il faudrait désormais aussi respecter son public en sortant des jeux finis, cela serait bien M. Bethesdha, surtout pour le prochain Elder Scrolls VI… espérons que cette gigantesque claque fasse redescendre ce studio et le fasse réagir.

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Lamyfritz

Je reviens à peine de Pologne, pays d’origine du Witcher – je n’y ai pas bu que de l’eau – donc ma brève sera un peu en vrac cette semaine. J’ai simplement noté que les préados de là-bas (ainsi que les nôtres, en France) carburaient beaucoup à un jeu qui fait actuellement le buzz, à savoir Crossy Road, une app pour mobile qui reprend exactement le principe de Frogger, un jeu phare de Konami de 1981.

Le jeu reprend les codes esthétiques du pixel art porté dans un univers 3D, esthétique qui a fait les riches heures de Minecraft. Le jeu existe aussi en version 2D pour téléphone à touches, pour les rares parents consciencieux qui ne veulent pas donner de smartphone à leurs gamins.

Pour enchaîner cette brève, suite à notre podcast sur l’année 98, je me suis à nouveau regardé The Truman Show en famille. Les enfants ont adoré (n’hésitez pas à leur expliquer et spolier un peu au fur et à mesure, avec un peu de pop corn pour le fun) et je vous le recommande vivement, ne serait-ce que par les thèmes philosophiques abordés. C’est dingue à quel point ce film reste actuel. Pour les cinéphiles, je recommande du coup la chaîne youtube du Fossoyeur de Films – dont l’épisode final est sorti le mois dernier – et de Nexus VI, que le précédent a rejoint. Ici une magnifique review de Cow-Boy Be-bop par ces derniers, qui date aussi de l’année 98, et que nous avons hélas oublié lors du précédent podcast.

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Hujyo

Pas grand-chose à se mettre sous la dent à deux encablures de Noël.  L’année se termine bien pour tous les acteurs du JV avec des chiffres de ventes importants.  La belle affaire pour Nintendo, qui après une année 2018 mollassonne, cartonne avec son Smash bros. Même si j’adore Nintendo, j’ai du mal à saisir l’engouement autour de ce jeu.  Je l’ai acheté Day One, c’est super fendard ok, c’est ultra riche ok, mais je me demande qui sont les millions d’acheteurs du jeu ? Enfants ou adultes nostalgiques ? En tout cas, même si tout le monde joue à Smash ou à RDR2, je suis quand même super interrogatif sur l’année 2019.

Côté Nintendo, le vide intersidéral ! Les grands titres annoncés n’ont pas été montrés aux game awards (il est où Metroid 4 ? Bayonetta 3 ?).  Nintendo, va falloir prendre la parole, et vite, au risque de voir l’engouement des joueurs s’évader. Côté Microsoft… la traversée du désert, où cela vient de moi qui ne prête même plus attention à ce que fait Microsoft dans le milieu du JV. Et enfin Sony qui malheureusement redevient le Sony qui m’agace en vendant du rêve et fait du bulleshit… .

Cette pause dans l’actu JV a au moins une chose positive : que l’on profite des jeux offerts par Papa Noël, et ce, le plus longtemps possible.  La frénésie d’achat de fin d’année a fait augmenter les listes d’attentes des jeux à faire de beaucoup de Gamers. Profitez-bien !

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En tout cas pour ce dernier retour sur l’actu de 2018, profitez bien des congés pour finir vos jeux de 2018 ou de 2017 (mais comment trouver le temps de tout faire ?), et surtout profitez bien de vos proches dans le bon sens du terme 🙂

A l’année prochaine sur octopaddle.fr bien sûr !

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