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Sélection cinéma « spéciale sports »

Temps de lecture : 3 minutes


En 1998, suite à la première victoire de la France à la coupe du monde de football, le film Shaolin Soccer rencontrait un succès inattendu. Le genre « film sportif » n’étant pas un genre vraiment officiel, force est de constater qu’il existe de nombreux excellents films, tels qu’Invictus, qui mettent le sport et l’esprit sportif au cœur de leur scénario. Nous allons aujourd’hui en découvrir trois récents, prompts à susciter des vocations ou une réflexion chez le papagamer nécessitant un tant soit peu d’équilibre corporel entre deux sessions de JV.

Je ne suis moi-même pas tellement porté sur le sport. Il y a une dizaine d’années, on pouvait trouver dans l’espèce de porte-cartes de mon portefeuille diverses preuves d’adhésion à des activités sportives : carte de licence d’arts martiaux, badge de piscine, passe de salle de musculation, et même une carte Décathlon, entre autres Carte Vitale, carte bancaire, et diverses cartes de membre de magasins de bricolage du coin. Il me semble que le contenu du portefeuille d’un individu puisse servir de grille de lecture psychologique et dise quelque chose sur sa personnalité. Ainsi, toutes ces cartes sportives pourraient passer, d’un côté, pour les black cards des classes moyennes, promptes susciter la curiosité ou l’imaginaire du spectateur, ou bien, complètement à l’opposé, se faire les garants de la normalité la plus plate chez les modernes dans une société largement axée sur le modèle médico-sportif.

Mais voilà : je constate qu’aujourd’hui, les cartes ont changé de place. Si la carte bancaire, indispensable, est toujours là, celle-ci s’est adjointe de deux cartes de bibliothèque, ainsi que de plusieurs cartes de visite (en transit) de bons producteurs de vin. Les cartes de magasins de bricolage et de clubs sportifs ont rejoint le fond du tiroir d’un vieux meuble, de même que la Carte Vitale, dont je ne me sers pour ainsi dire pratiquement plus. Ce dernier point en dit long sur ce qui est le plus susceptible de faire du bien, mais on ne va pas briser le tabou du sport en tant que remède souverain alors qu’on vient à peine de remporter la coupe à nouveau. Non mais.

Allez, c’est parti pour ma sélec ! Attention, il s’agit de films destinés davantage aux parents qu’aux enfants. Vous êtes prévenus.

Premier film sportif : SPARRING, de Samuel Jouy, avec Matthieu Kassovitz.

Je ne suis pas du tout fan de Kassovitz, mais dans Sparring, force est de constater que cet acteur est juste énorme. Il s’agit-là d’un film sur le monde de la boxe professionnelle et semi-professionnelle, sur fond de vie de famille et de crise sociale. On ne tombe jamais dans le sordide, ou le misérabilisme : le film est à la fois poétique et juste. Les toutes dernières images avant le générique vous feront halluciner.

Second film sportif : MOI, TONYA, de Craig Gilepsie, avec Margot Robbie.

Un biopic hallucinant de la patineuse américaine Tonya Harding, qui a défrayé la chronique aux JO de 1994 pour une sordide histoire de règlements de comptes entre patineuses. Un film qui laisse pantois, et montre une Amérique qu’on n’a pas tellement l’habitude de voir au cinéma. Un film à tout petit budget, ayant reçu une flopée de récompenses, à la surprise générale. A découvrir.

Troisième film sportif : LA FINALE, de Robin Sykes, avec Thierry Lhermitte.

Plus léger que les deux autres, ce film est une comédie française dont le sport n’est qu’un sous-thème, le gros du scénario étant axé autour de la maladie d’Alzheimer dont est frappé le personnage principal incarné par Thierry Lhermitte. Son petit fils et lui font un road trip hilarant pour pouvoir assister à une finale de basket à Paris. Le film est louable d’une part parce qu’il tente de dédramatiser cette maladie, et d’autre part parce qu’il se termine sur une réflexion très juste sur l’esprit d’équipe, aussi importante à mes yeux que la tirade de Yoda sur l’échec dans Star Wars : Episode 8.

Bon visionnage !

Lamyfritz

Vieux flibustier chiqueur de pixel et écumeur de poulpe, retiré avec femme et enfants. Engagé comme matelot au temps de l’Amstrad puis comme corsaire à bord de la Megadrive, il décime l’armada 8-bits et harcèle les navires de chez Nintendo. Le PC lui permet d’être son propre capitaine mais il rêve toujours de cette époque d’aventures où le jeu vidéo était encore terra incognita.

1 commentaire
  1. Melkiok
    6 Sep. 2018 à 17:54 -----> lui répondre

    Merci pour la belle découverte de Sparring que je me suis maté hier soir après avoir lu ta bonne review ainsi qu’écouté l’ami Kassovitz sur le sujet ici
    https://www.franceinter.fr/emissions/popopop/popopop-30-janvier-2018

    Un film simple et touchant, tout en retenue et justesse sur la vie banale d’une famille moyenne en général vu par le prisme d’un boxeur looser néanmoins ayant du coeur !

    Moi Tonya : Vu au ciné la proposition était intéressante et quelques passages sont bien saisissant mention spéciale à la délicieusement odieuse Maman de Tonya en la personne d’Allison Janney.
    Margot Robbie assez à son aise dans le rôle titre mais au final la façon dont est relaté le fait divers n’a pas su me tenir en haleine
    Il manque quelque chose à la réalisation pour que je sois totalement emballé et pourtant j’aime bcp les biopic

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