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Les films et dessins-animés de l’été, en famille !

Temps de lecture : 3 minutes

Voici une petite sélection de trois longs métrages par Lamyfritz pour toute la famille, avec plusieurs niveaux de lecture pour le spectateur aguerri. Ce sont des films plutôt mainstream, donc vous en aurez certainement entendu parler : rien qui ne sort vraiment des sentiers battus…!

1. La japanimation post-Ghibli : Mary et la Fleur de Sorcière.

Ce très beau premier film d’animation du tout jeune studio Ponoc est sorti l’an dernier, et se trouve dans la lignée directe des œuvres de Ghibli (normal, y’a tous les anciens qui y ont bossé dessus). Oui mais… ne serait-ce pas un petit peu trop ? Les clins d’œil aux œuvres de Miyazaki sont en effet innombrables : de Kiki la Petite Sorcière au Voyage de Chihiro en passant par Princesse Mononoké, Mon Voisin Totoro ou le Château dans le Ciel, et j’en passe… que ce soit au niveau des visuels ou même des ressorts scénaristiques, on a en permanence cette étrange impression de déjà-vu. Un petit côté Harry Potter vient néanmoins égayer le tout, mais n’est pas Rowling qui veut et le film semble avoir eu les yeux un peu plus gros que le ventre, ne parvenant pas à développer suffisamment de personnages clés. En outre, Mary n’a pas ce côté féministe militant que j’affectionnais chez les personnages féminins de Miyazaki, peut-être pour coller davantage au roman de Mary Stewart duquel elle est inspirée. Avec un goût de reviens-y sans doute moins marqué (mes enfants ne me l’ont réclamé qu’une fois), Mary et la Fleur de Sorcière reste un très bon film, à voir en famille, surtout si vous avez des filles.

 

2. Le gros film U.S. à effets spéciaux : Ready Player One.

On ne présente plus Steven Spielberg… Si Mary et la Fleur de Sorcière était un florilège de la japanimation des années 90 à nos jours, Ready Player One fait la même chose, mais sans détours ni fioritures, avec les grands classiques des années 80 : vous y verrez la De Lorean de Retour vers le Futur côtoyer le Géant de Fer, King Kong et même les petites filles fantômes de The Shining… dingue ! C’est d’ailleurs à se demander comment ils ont obtenu tous les droits d’exploitation. Contrairement à tout à l’heure, là on est clairement dans le film pour garçons, préado ou ado. A ne pas voir si vous êtes plutôt du genre « film d’auteur » étant donnée la dose abusée d’action et d’effets spéciaux. Du pur Spielberg, en somme, du Spielberg au carré. Il y a 60 références par minute au cinéma grand spectacle américain à repérer dans tout le film, ce qui le rend intéressant pour nous, les parents. Ca reste quand même un tout petit peu con (surtout la fin) et globalement nerveux et énervant pour les enfants. Madame a détesté.

 

3. Le film d’animation américain, décalé et ouvertement nippophile : L’île aux Chiens.

Un pur bijou à ne pas mettre entre toutes les mains, l’île aux Chiens de Wes Anderson est le descendant direct de Fantastic Mr. Fox sorti en 2009, dont il reprend l’esthétique, le procédé d’animation et surtout l’humour décalé. Notez qu’il faut que vos enfants soient habitués à ce genre d’animé, peut-être pas pour les plus jeunes, donc. Car l’île aux Chiens pousse le bouchon et le délire bien plus loin que Fantastic Mr. Fox, en plaçant l’action dans un Japon dystopique et délirant, avec tout un jeu autour du langage : les humains parlent japonais (pas toujours traduit, et ce à dessein) et les chiens parlent français. Le scénario s’articule autour d’un voyage initiatique sur fond de crise politique totalitaire agrémentée de références pseudo-historiques hilarantes sur le Japon médiéval : ce n’est plus du second degré, c’est du troisième degré, et c’est croustillant à souhait. Fans du Japon : ne passez pas à côté de l’île aux Chiens !

Lamyfritz

Vieux flibustier chiqueur de pixel et écumeur de poulpe, retiré avec femme et enfants. Engagé comme matelot au temps de l’Amstrad puis comme corsaire à bord de la Megadrive, il décime l’armada 8-bits et harcèle les navires de chez Nintendo. Le PC lui permet d’être son propre capitaine mais il rêve toujours de cette époque d’aventures où le jeu vidéo était encore terra incognita.

2 commentaires
  1. Melkiok
    27 Août. 2018 à 11:22 -----> lui répondre

    Cher ami je vous ai connu des gouts plus fin que ceux-ci 🙂

    Je n’accorderais le bénéfice du doute que pour L’ile au chien que je n’ai point vue et qui revient en bonne place dans les reco de mes amis

    Sinon Mary et la j’ai trouvé ce film bien vain et malgré la touche miyazakesque que les auteurs ont voulu lui insslufler l’ennui a rapidement

    RPO je n’ai pas assez de force et de verve pour m’insurger contre un tel choix.
    Spileberg fait honte a son cinema

  2. Lamyfritz
    1 Sep. 2018 à 14:35 -----> lui répondre

    Hey, je vois que ça tire à boulets rouges : note quand même que c’est pour regarder « en famille » et occuper ses gosses une paire d’heures du point de vue du parent (une ligne éditoriale souvent délaissée sur le site). On n’est pas du tout dans la finesse – encore que pour l’île aux Chiens… A toi de te faire ton avis.

    N’empêche, concernant Mary et RPO, que tu les a vus… ! Entre autres, j’imagine. Pour ma part, cet été, je n’ai quasiment rien vu d’autre que ça, excepté Tully et The End of the f***ing world dont j’ai parlé dans le podcast 26, ainsi que quelques perles dont je traiterai prochainement. A suivre.

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