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Ressortir les VHS des années 80 pour ses gosses

Temps de lecture : 5 minutes


Hello parentsgamers trentaires-bientôt-quadras ! Comme tout était mieux avant, il m’arrive de ressortir des films phares des années 80 que j’avais adoré étant gosse pour les regarder en famille. Force est de constater que ça marche plutôt bien. Voici une petite sélection de films auxquels vous n’auriez pas forcément pensé pour votre samedi soir, avec femme, enfants et pop-corn.

Retour vers le futur (1985)

« Une puissance capable d’engendrer 1,21 gigawatts c’est la foudre et tien d’autre ! » S’il n’y avait qu’un à garder, ce serait lui. Voila un film qui a fait consensus, chez les petits et les grands, nom de Zeus !

Retour vers le Futur est bien plus qu’un film d’action, c’est un film sur la famille au sens profond, avec une résonance psychanalytique, que n’importe quel étudiant en psycho se doit d’avoir décortiqué. Le complexe d’œdipe y est d’ailleurs tourné en dérision à maintes reprises, lorsque Marty se réveille, dans les trois films, dans la maison de ses aînés, avec des variations différentes, mais une réaction de panique identique. D’où l’importance de la trilogie – même si le premier opus reste le meilleur, et de loin – car ce sont dans les répétitions des mêmes schémas que se dessine le destin de la famille MacFly. La fin de Retour vers le Futur 3 marque d’ailleurs la résilience de Marty, qui refuse de céder à son orgueil, et sauve ainsi l’avenir de sa famille.

On avait déjà vu Coco en famille l’hiver dernier : ce film d’animation poussait le thème de la métagénéalogie encore plus à fond. Avec Retour vers le Futur, je dirais « rebelote » et ce malgré un troisième opus trop long, qui ne se réveille que pour 10 dernières minutes d’hystérie et d’apothéose. Il n’y avait alors plus que mon fils de 8 ans encore devant l’écran, et il a fallu plus d’une heure et demie pour le calmer ensuite. C’est exactement le souvenir que j’en avais…! Il faut certainement voir ce troisième épisode, pour mettre un point final à l’expérience, mais peut-être sans les enfants.

 

Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988)

Un film idéal pour faire la transition entre les dessins animé de Disney et des films plus sérieux avec des acteurs en chair et en os. Qui veut la peau de Roger Rabbit est plein d’humour, et en même temps très noir : un peu comme dans les films de Pixar et Dreamworks, il y en a pour les petits et pour les grands – avec quelques clins d’œil graveleux subliminaux en prime (Tyler Durden, sort de ce corps) !

L’avantage de ce film est qu’il est non-seulement basée sur une intrigue policière intelligente, qui permet au spectateur adulte d’en avoir pour son argent, mais il est également inspiré de faits réels (voir : the streetcar conspiracy), avec un effort réalisé sur les accessoires et les décors pour donner l’ambiance de l’Amérique d’après-guerre. A (re)découvrir en famille !

 

Willow (1988)

Un film d’aventure heroic fantasy des plus classiques, que vous avez certainement tous vu étant gamins, et qui a très bien vieilli (à l’exception d’une seule scène; celle du dragon en carton pâte) ! A faire découvrir à vos enfants bien avant le Seigneur des Anneaux, voire même Harry Potter, que je conseille (toujours) de faire découvrir en livre d’abord.

Ce film raconte un voyage initiatique de Willow Hapgood, typique du héros qui part, lutte, et revient plus sage – c’est du Joseph Campbell à 200%. Willow présente de nombreux personnages nains qui, malgré leur handicap et leurs faiblesses, vont finir par gagner. Il s’agit d’un excellent point de départ pour avoir une discussion avec ses enfants sur la valeur de l’autre et la différence. Willow est un film pédagogique et citoyen à bien des égards, chose que l’on retrouve moins aujourd’hui, ou alors de façon tellement moralisante et pré-mâchée que ça en devient indigeste… et vite oublié. Le film est en ce sens bien équilibré : les deux brownies et Mad Martigan permettent de donner une touche d’humour et de légèreté à l’ensemble. A l’heure de la tablette tactile et du film en 3D, revoir Willow est comme retrouver un vrai tableau de musée.

 

Chérie, j’ai rétréci les gosses (1989)

Encore une histoire de savant à moitié dingue ! Autant le récent Downsizing avec Matt Damon m’a fait chier, autant j’ai retrouvé avec plaisir les dialogues truculents doublés en VF de ce film, qui racontent l’adolescence des 80’s. Un peu vulgaires, ces dialogues, parfois – j’ai l’impression qu’on en est un peu revenus, d’ailleurs, qu’une vague de puritanisme a repris la main sur Hollywood en ce qui concerne les films pour la jeunesse. Alors faites quand même attention, et soyez prévenus pour vos enfants.

Du reste, la scène de combat entre la fourmi et le scorpion demeure traumatisante à bien des égards. J’avoue avoir été touché quand je l’ai vue étant gamin au cinéma, et mes enfants aussi l’ont été et ont eu du mal à aller se coucher à la fin du film. Néanmoins, j’ai remarqué qu’ils faisaient moins de mal aux fleurs, aux insectes et aux escargots depuis. Comme avec Willow et son côté citoyen implicite, Chérie j’ai rétréci les gosses permet en effet une réflexion sur l’importance de ce qui est plus petit que soi, et même minuscule, de la taille d’un insecte. Les enfants comprennent qu’il faut respecter toute chose vivante, ne pas tuer sans nécessité, et que même une fourmi peut avoir quelque chose à nous apprendre. On retrouve cet état d’esprit dans la pensée asiatique traditionnelle (voir le film d’animation de chez Ghibli, Arrietty, le petit monde des Chapardeurs, également en famille !), et dans les cultures où l’on croit en la réincarnation, en Inde, notamment chez les Jaïns. En occident, cela fait deux-mille ans qu’on est tournés vers le ciel et que l’on ne regarde plus vraiment où l’on met les pieds.

Je fais l’impasse sur Chérie, j’ai agrandi le bébé, qui ne m’avait pas marqué, et duquel je ne garde que le souvenir de la scène de fin. Mais vous pouvez ne pas être d’accord et choisir de le faire voir à vos enfants quand même. Il y a certainement bien d’autres films les 80’s pas trop raides (j’ai vu Rambo étant tout gosse) et qui peuvent bien le faire en famille. A vos idées !

Lamyfritz

Vieux flibustier chiqueur de pixel et écumeur de poulpe, retiré avec femme et enfants. Engagé comme matelot au temps de l’Amstrad puis comme corsaire à bord de la Megadrive, il décime l’armada 8-bits et harcèle les navires de chez Nintendo. Le PC lui permet d’être son propre capitaine mais il rêve toujours de cette époque d’aventures où le jeu vidéo était encore terra incognita.

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