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[à voir…et à réfléchir] Mythe ou nanard ? L’effet Star Wars.

Temps de lecture : 13 minutes

Ici à octopaddle.fr, un peu comme les journaleux TV, on a nos marronniers. Si à Noël on a les éternels reportages sur les marchés de noël, les papa-noëls avinés ou encore les routes bloquées par la neige, nous ici à chaque nouvelle itération Ex-Georges Lucas, le débat s’ouvre. « Pour, contre ou entre les deux », cette neunologie (c’est cadeau, c’est de moi) déchire les passions, et ne laisse aucun parentgamers indifférents. Noël étant la période fétich(ist)e pour ces films, petit retour dessus pour tenter de convaincre que s’il y a du moins bon, souvent cette série est l’occasion de surprises,  voire de nouvelles interprétations, et 30 ans après ma première découverte, j’en suis toujours le premier étonné.

Par où commencer face à une série de films autant connue que la Bible et désormais partagée par une masse allant de 7 à 67 ans (ma belle-mère inside, si, si) ? Comment aborder une série qui a su mêler des thématiques universelles connues de tous à de la S-F limitée aux cercles restreints des nerds et autres geeks des années 70′ ?  Voire après le succès du premier opus en 1977 qui a réussi au-delà du raisonnable à toucher des millions d’enfants via une masse délirante de produits dérivés (jouets, slips, jeux vidéo, tee-shirts ou encore hochets). Étant tous des trentenaires bientôt quadra’ sur octopaddle.fr, cette série est donc liée à certaines des histoires personnelles de l’octoteam : on ne pouvait donc pas y rester insensible. « Recollons les morceaux, si vous le voulez bien » comme le dirait l’excellente émission Bits d’Arte (1)

Il était une fois dans une galaxie très lointaine… les États-Unis.

Il convient de faire un petit retour sur l’origine de l’oeuvre de George Lucas pour en comprendre sa genèse. Réalisateur prometteur baignant dans la culture californienne libertaire propre aux années 70 et nerd à base de S-F.,  George Lucas puise alors dans sa culture américaine pour créer son oeuvre, mais aussi dans d’autres, dont la Franco-belge avec Valerian de Jean-Claude Mézières comme le relatait Lamyfritz dans un brillant article (2).

Quelques comparaisons troublantes…

Grâce à l’assise financière obtenue avec son premier succès American Graffiti en 1973 (avec déjà Harisson Ford) et le succès de l’épisode IV, Lucas lance rapidement une série face à la densité de l’objet qu’il a lui-même créée en 1973 (même si le scénario de départ ne faisait que… 14 pages et que pour l’épisode V – le meilleur – il laissa la place au grand Irvin Kershner). L’intelligence du propos de Lucas est de placer les trois films (1977, 1980 et 1983) dans un axe narratif déjà posé (épisode IV à VI), lui laissant la possibilité d’une future prélogie (éditée en 1999) et autre postlogie (relancée avec l’épisode VII de 2015, après la vente à Disney). Les films sont du pur Space Opera, reprenant les classiques de l’époque (science-fiction d’un Frank Herbert, d’un Isaac Asimov mêlée à de la fantasy), tout en se voulant novateurs par leurs effets spéciaux (avec le fameux studio Industrial Light & Magic ou ILM chargé des effets qui feront date). On peut aussi penser à la réintroduction de pratiques en désuétude, comme les marionnettes (celle de Yoda ou de Jabba The Hunt (3), la musique orchestrale pourtant à l’abandon dans les productions cinématographiques des années 70, avec les symphonies devenues éternelles de John Williams.

Les sources sont tellement abondantes

La série puise dans de nombreux mythes, que Lucas élabore progressivement en picorant dans plusieurs pots culturels : tout d’abord religieux, « la force », le dualisme du bien/ du mal, l’ascétisme Jedi ou encore les principes (en tant que mode de fonctionnement) propres aux Siths ou aux Jedis. Mais aussi la bande dessinée avec les comics (Flash Gordon), le cinéma comme les westerns (les duels au sabre laser la cantina de Tatooine)… .

Attention, cher lecteur je n’ai pas pour objectif de TOUTES les citer, car les sources sont tellement abondantes, qu’elles démontrent une vraie densité de l’œuvre quoiqu’en disent les opposants et autres trolls. Parmi ces sources (dont un brillant documentaire en VOST retrace le foisonnement placé en note de bas de page (4), j’en garde trois : le cinéma japonais (avec les samouraïs d’un Kurosawa, d’ailleurs le terme Jedi étant lui aussi japonisant), les ouvrages de Joseph Campbell (dont Le Héros aux mille et un visages en 1949, populaire dans le microcosme universitaire américain des années 70) ou beaucoup plus anciens, comme les récits antiques tragiques ou initiatiques, comme L’Odyssée ou l’Iliade d’Homère,  mais aussi les récits hérités de la littérature du moyen-âge/ de l’époque moderne (le roi Arthur proche de la quête de Luke ou la dualité père/ fils d’un Shakespeare). Bref, limiter Star Wars à une soupe insipide, vulgaire fast-food culturel américain est réducteur et stupide.

Schéma inspiré de l’ouvrage de J. Campbell (source : https://www.commentfaireunfilm.com)

Quand le Space opera parle à chacun

Mais je pense que l’une des sources les plus intelligentes et celle qui pousse le spectateur à puiser dans ses propres connaissances, émotions. Ainsi, l’organisation du monde de Star Wars est cohérente par son recours à l’histoire commune à tous : comment ne pas voir l’Empire comme le descendant des pires totalitarismes ayant été bien réels eux, qu’ils soient nazis ou communistes, par sa propagande, son embrigadement et son adoration du machinisme militaire écrasant toute contestation réelle ou supposée. Idem, pour la Résistance ou « Rébellion », bien que le passage avec les Ewooks dans le « Retour du Jedi » me fasse toujours marrer (ironiquement, car la logique mercantile a imposé ce choix davantage pour assurer la vente de jouets ou de peluches au noël 1983-1984), mais bon on peut transposer que ce n’est pas l’aspect qui prime, mais avant tout la volonté du combat…

Le dualisme intérieur, cœur du film

Ce qui me frappe le plus est souvent l’évolution des personnages, qui selon le film est plus  au moins bien retranscrit et parle au spectateur selon son âge et sa porosité aux thèmes abordés. Certes, on peut se contenter de la première lecture du film pop-corn (mais on passe à côté de tellement de choses), comme ce fut le cas pour moi à 9-10 ans : usant jusqu’à la corde les VHS louées en bavant sur les effets spéciaux de dingue, le gigantisme de l’univers, la dualité du bien et du mal, le méchant charismatique (Darth Vader éternel, par son costume, sa dureté, l’absence d’émotions renforcées par son masque, idée aussi ancienne que géniale)… En outre, les films se couplaient à d’autres supports qui alimentaient ma faim de la série, mais faute de moyens comme de nombreux gosses de mon époque, je starwarisais mes jeux, mes jouets (ha mes Legos du Moyen-âge devenant des Stormtroopers !).

Mais en grandissant, la passion évolue, bien que Star Wars reste le doudou que l’on range précieusement avec ses jouets, hier amis de bien d’émotions, devenus fardeaux nous rattachant à cette enfance que l’on doit quitter (l’arrivée au collège est une étape cruciale à plus d’un titre). Et comme beaucoup l’absence entre 1988 (date de mon premier visionnage) et les reboot de 1997, seuls les jeux vidéos et les quelques passages à la télévision tenaient de fil conducteur de cette passion. Comment ne pas penser aux très bons Star Wars sur Game Boy (je me revois encore couché sur mon lit à revivre le film) ou sur Snes ?

Le coeur du gamin, les yeux de l’adulte

Putain, mais Lucas, MERDE !

Mais à chaque visionnage (1 à 2 fois par an, si, si et je picore), je m’étonne de parfois y redécouvrir d’autres thématiques, notamment dans la prélogie qui pourtant m’horripila au départ : Jar-Jar Bins mis à part (le personnage est tellement hors catégorie), les trois premiers épisodes furent un calvaire pour moi : mou, nian-nian (au secours la scène champêtre dans le n°II, AU SECOURS) et un gloubligoulbla d’effets spéciaux, qui de surcroît a mal vieilli. Mais l’âge aidant et un nouveau visionnage durant ces fêtes, m’ont conduit à y trouver d’autres choses. Si la fin de la République monte en puissance, en se calquant sur l’histoire du continent européen (que cela soit la chute de Weimar en 1933 en Allemagne ou encore la France en juillet 1940 et l’instauration dans plusieurs pays de régimes autoritaires, voire totalitaires), la tension interne à Anakin Skylwalker est bien plus intéressante. Cette dernière qui était palpable à mes yeux en 1999, avec du recul je trouve que finalement elle est capitale dans l’intrigue – bien plus que le dualisme simpliste du bien et du mal. Ainsi, avec une certaine nuance on a une présentation pas si idiote de la transition de l’adolescence vers l’âge adulte, et de la radicalité/ extrémisme (qu’il soit politique ou nihiliste) qui pousse l’élu vers le côté obscur, chacun l’ayant eu en soi à un moment de sa vie selon divers degrés. Si certains ont basculé,  d’autres, la majorité l’ont dépassée et maîtrisée… en devenant jeune adulte puis parent, ce qui doit parler particulièrement à certains lecteurs/ contributeurs du site. Et Lucas, qui semble retrouver  une certaine grâce permet à l’épisode III d’aboutir au hiatus vers l’épisode IV, par  la montée des déchirures du personnage d’Anakin préfigurant particulièrement bien le futur Darth Vader, et la fin du film est d’une réelle noirceur : emporté par ses émotions, sa radicalité, il bascule et devient une machine-humaine.

Remake ou Despecialized édition ?

L’autre grief, que l’on peut porter à Lucas aux côtés d’une prélogie qui déçut les premiers fans, fut sa volonté de toiletter son œuvre pour la rendre plus présentable pour un jeune public (d’où les reboot de 1997 et le renouveau en 1999 de la prélogie). Mais avec le recul, n’était-ce pas le moyen de faire (re)vivre une série vieille de 20 ans en 1997, d’autant plus que l’univers visuel du Space Opera a besoin de crédibilité technologique pour perdurer (matez un film de SF des années 60… non mis au goût du jour, cela pique). Et surtout, n’oublions pas la volonté de transmettre l’œuvre pour des raisons sentimentales, mais avant toutes financières, de l’Empire Lucas, auprès d’un nouveau public et faire perdurer la série… . Si au départ je criais au scandale, je me dis que le choix de remake visuel est une bonne chose : parlez-en à un ado ou un enfant de 1999, qui a découvert Star Wars via la prélogie (ou les dessins animés de l’attaque des clones), à coup sûr que son cœur battra du côté de Jar-Jar Bins plutôt que des Ewooks. Par contre ce qui fut pour moi le crime ultime, fut les retouches apportées au scénario, à certaines scènes cultes dans le reboot de 1997 dénaturant les films : on se souvient de Jabba le Hunt apparaissant dans l’épisode IV devant Han Solo (calqué sur un rush d’origine de 1977 retouché en numérique) ou le fameux « Han Solo shoot first » devenu en 1999, « Han Solo shoot second » dans la cantina, car Lucas avait décidé de changer cette approche… 20 ans après.

Mais la magie d’Internet permet aux puristes de conserver les deux : après les VHS, les DivX, les DVD et les Blu-Ray de Star Wars, il est possible en naviguant sur des torrents fort achalandés de trouver la fameuse version faite par des fans, dénommée  « Despécialisée » car elle a gardé que les meilleurs des effets spéciaux (et sans les ajouts scénaristiques de Lucas des épisodes IV, V, VI), en faisant un mixte entre les anciennes versions (dont celles des Laserdiscs) et permet d’avoir une image super nette, HD sans perde la qualité d’origine. Lucas a refusé que cette version soit commercialisée, Disney pour l’instant semble sur la même longueur d’onde… financière.

Et pour ma part c’est cette version (pour l’épisode IV) que mes filles ont découverte, celle de 7 ans a adoré ! Après pour le choix des films, je vous laisse aller zyeuter l’article de Lamyfritz sur la question (5). Mais au-delà du cinéma, il est désormais possible de partager cette passion pour la « guerre des étoiles » avec ses enfants via les jeux vidéo (série Lego) et les briques danoises ou chinoises : ainsi pour le 2e noël on m’a offert un Lego Star Wars à monter avec mes petites, et outre le partage du montage, vient le temps d’y jouer avec elles : un moment unique pour chaque parent, et j’appréhende déjà le fait que ces temps de jeux rejoindront un jour les photos jaunies de nos souvenirs communs.

Quel avenir : le cas épineux de l’épisode VIII et sa suite

L’annonce de la suite de Star Wars fut pour moi à la fois une surprise, mais aussi une crainte : comment annoncer la suite post Darth Vader, sans tomber dans les méfaits nian-nian de la prélogie ? Comme beaucoup, je fus surpris du rachat pour 5 milliards de $ par Disney, non pour la somme colossale, mais surtout par le fait que papy Lucas décide de vendre. Est-ce en raison de cet encombrant héritage dont il ne semble plus savoir que faire ? Sans doute meurtri d’être incompris devant sa prélogie, sans parler des critiques virulentes colportées par les réseaux asociaux, on peut comprendre que notre Georgio ait lâché son bébé qu’il a vu naître et devenir un empire financier l’enfermant dans une licence écrasante (certes au côté d’Indiana Jones quand même), lui le réalisateur qui fut en rupture de ban dans les années 70 vis-à-vis des gros studios…. la roue a tourné.

Pour moi l’épisode VII fut une déception (7) : l’ayant vu deux fois à sa sortie, je dois dire que l’un de ses plus gros défauts et d’avoir confié au départ la nouvelle trilogie (VII, VIII et IX) à plusieurs réalisateurs différents : ainsi J.J. Abrams, pourtant plus souvent inspiré, a voulu calquer son film sur les précédents… EN UN SEUL FILM : on sort les vieilles gloires du placard malgré qu’elles ne sont plus de première jeunesse (que j’ai pleuré des larmes de sang en voyant Harisson Ford combattre avec un pistolet laser, AU SECOURS vite l’hospice). À ce pot pourri, J.J. Abrams rajoute une nouvelle Étoile de la mort, un soupçon de méchant remplaçant l’empereur et un autre relevant davantage de l’ado’ en crise (coucou Anakin), avec un masque bad ass  – MAIS POURQUOI LUI AVOIR FAIT ENLEVER –  quelques batailles spatiales  (heureusement), « c’est bon j’ai tout checké » a du se dire J.J. Abrams, content de lui…. qui pourtant reviendra pour l’épisode IX : OH NON (imaginez ce cri, version Luke face à la révélation paternelle). Vil réalisateur.

D’ailleurs sans spolier l’épisode VIII (7), je dois dire qu’heureusement ce n’est plus J.J. Abrams seul aux commandes, car je pense que Rian Johnson a compris ce qu’il fallait faire : couper les branches/ ponts avec l’ancienne trilogie : exit certains personnages secondaires très rapidement (un coup de sabre laser et on en parle plus ;), abandon du casque de Kylo Ren, essor d’une nouvelle génération pas forcément Jedi (d’où le titre), etc… . Ce parti pris est sans doute le plus gros apport à la série : on va voir ENFIN autre chose. Personnellement, je n’ai pas vu passer les 2h30 de film, à la différence de l’épisode VII, et je me retrouve bien dans les critiques énoncées par le magazine Première, mais attention cela spoil grave (8).

Pour terminer, cette série devenue mythe moderne, à l’image de ce que fut pour les Grecs L’Odyssée ou l’Iliade (9) ou par son impact dans la vie courante réutilisée ad Vitam Nauseam, vient de franchir une nouvelle étape : sa captation par un autre empire, bien plus gros : Disney. Et on me souffle à l’oreillette que les 5 milliards dépensés (outre qu’ils ont été amortis dès l’épisode VII, dingue çà) vont être capitalisés à mort : merchandising tous azimuts, spin-off, nouvelle trilogie sans les Skywalker (enfin !)… mais ne faisons pas la fine bouche : j’ai adoré Rogue One, que je place à côté de l’Empire contre-attaque (putain quel final avec Darth Vader), et je me dis que finalement le côté lumineux de la force est toujours possible dans ce monde bassement consumériste !

J’attends vos retours, je sors les pocorn, 3, 2, 1… À vous de jouer !


Notes

1 ici l’émission consacrée aux jeux Star-Wars (Bits, 13/12/2017) 

2 [à voir ?] Valérian et la cité des mille planètes  (octopaddle, 25/06/15)

3 « Star Wars : un documentaire sur le fonctionnement de la marionnette de Jabba the Hutt » (geeksandcom.com, 8/02/15) 

4 Documentaire – Star Wars / Les origines de la saga (Arte, 17/06/15)

5 [à voir] Comment initier ses gosses à Star Wars ? (octopaddle, 3/12/17)

6 Ici présenté par Lamyfritz [A voir] Star Wars VII avec mes deux garçons (sans spoilers) (octopaddle, 16/12/2015)

7 et la suite ici [à voir] Star Wars 8 – no spoil – entre rupture et continuité (octopaddle, 15/12/2017)

8 « Les 8 réussites de Star Wars 8 » Premières, 22/12/2017

9 Même le CNRS en parle, c’est dire ! https://lejournal.cnrs.fr/billets/star-wars-une-mythologie-contemporaine [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

octopaddaone

Tombé dans le JV dès son plus jeune âge et ayant passé toutes les étapes du gamer historique (de Pong à ...), les chemins de la vie l'ont mené sur bien des pistes et différentes expériences, à l'image d'un poulpe et ses nombreux tentacules (forcément pourpres). Ayant obtenu le trophée "papagamer", désormais son rêve de gosse prend forme : écrire des énormités sur un site oueb, déchaîner ses passions et regretter... le manque de donjons dans le dernier Zelda.

6 commentaires
  1. Lamyfritz
    28 Déc. 2017 à 17:17 -----> lui répondre

    Mon fils a eu un xwing et le tie fighter de kylo ren, le tout en lego, pour Noël ! Si avec ça il devient pas addict…

    1. octopaddaone
      28 Déc. 2017 à 17:29 -----> lui répondre

      Je te dis pas ce que je me suis « commandé »… et qui risque de m’occuper avec ma fille plusieurs mois : https://customizeminifiguresintelligence.files.wordpress.com/2016/09/lepin-05035c.jpg

      1. Lamyfritz
        28 Déc. 2017 à 17:33 -----> lui répondre

        tu vas la suspendre où ?

        1. octopaddaone
          28 Déc. 2017 à 17:43 -----> lui répondre

          Proche de mon falcon millenium… au plafond si pas trop lourd, sinon sur une étagère,mais je pense qu’elle sera souvent utilisée par mes gosses 😉

          1. Lamyfritz
            29 Déc. 2017 à 10:01

            On vient de monter le Xwing, vraiment sympa ! Quand j’étais môme j’en avais fait un alors que les Lego SW n’existaient pas encore. J’étais plus fan des vaisseaux que des persos (à grand renfort de Star Wats Arcade sur Sega). J’avais aussi fait une version géante du Xwing, automatisée : ailes déployées par vérin monté sur moteur, qui pouvait également ouvrir le cockpit et sortir les trains d’atterrissage (je m’étais fait chier)… ! Le défaut : je n’avais pas de briques de la même couleur, donc il avait une dégaine d’arlequin bariolé. Et il n’a pas résisté à un déménagement, car les ailes faisaient presque 1m de large. Sacrée bestiole !

  2. Lamyfritz
    28 Déc. 2017 à 17:47 -----> lui répondre

    Je reviens rapidement sur ce qui me dérange et continue de ma déranger dans le mythe Star Wars, à travers l’épisode 8. C’est ce que Roland Barthes appelait l’opération ASTRA (en hommage à la margarine du même nom). C’est le procédé rhétorique, grandement repris par la publicité (et énormément par les politiciens d’aujourd’hui), qui vise à faire accepter un mal nécessaire par inoculation d’un mal contingent. Star Wars regorge d’idéologie(s), c’est un fait. Le scénario du film n’échappe pas à la règle. Pour moi la couleuvre passe mal.
    C’est la figure de Kylo Ren qui m’intéresse ici. Rei souhaite le sauver du mal, comme Luke voulait autrefois sauver son père parce qu’il ressentait du bon en lui. C’est la définition même du Jedi de chercher à sauver l’autre. Mais pourquoi tant d’acharnement ?
    Comme Vador et Ren sont d’anciens Jedi, ils sont puissants. En celà, ils sont une pièce importante sur le jeu d’échecs galactique et deviennent ainsi dignes d’être sauvés et pardonnés, contrairement aux troufions et autres rebelles qui se font exploser dans la plus grande indifférence (mais pour le plaisir du spectateur). Le respect de l’autre et de la vie a deux poids deux mesures chez le moderne. On protège le fort (c’est Nietzsche qui serait content !) malgré ses exactions. Et c’est exactement ce qui se passe dans la réalité : les grands bandits et les grands patrons (qui sont peu ou prou la même chose) sont pardonnés de tous leurs méfaits car il sont utiles. Ils rapportent. Ils créent de l’emploi. Et tant pis s’il y a des victimes, des morts, et du CO2 à gogo. Ils sont ce mal nécessaire, et rappellent ce besoin permanent du corps politique de se justifier, de faire mine d’instrumentaliser l’immonde serpent de mer, qui le lui rend bien.
    Rowling, dans Harry Potter, a un traitement du mal bien différent : s’il ne peut être complètement éradiqué, il doit être tenu à distance. Potter finit par zigouiller Voldemort, et rétablir un semblant d’ordre. Dans ce qui nous est montré de Star Wars, on en est loin ! Nous verrons ce que donne le IX. En attendant ce VIII entretient ce mythe du « Gangsta Paradise » très américain. Shit.

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