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[à lire] Druillet – Delirium

J’ai commencé hier soir Delirium, un livre relatant les mémoires de Philippe Druillet, un grand monsieur de la B.D. sur la scène française et internationale des années 70 et 80. Je me suis avalé les 250 pages dans la soirée, sans même prendre une pause.

Franchement je craignais le pire : le livre traînait depuis 3 semaines sous ma table de nuit. Connaissant Druillet et son côté sombre – très sombre – voire morbide, qui ressort dans ses œuvres et dans ses interviews, je me disais, il va me flinguer ma soirée. Je craignais aussi une relecture de sa généalogie à l’aune de l’Histoire de France (majuscules volontaires), mais ce n’est qu’une mise en bouche, il ne faut pas se fier au quatrième de couverture.


Au final, le bouquin est un patchwork bien structuré et bien narré, avec des allers-retours dans le temps. Druillet impose son point de vue et revendique sa paternité artistique sur la fin du XXe siècle. Mégalo ? Certes ! Mais celà reste un livre indispensable pour tout papagamer fan de B.D. francophone et averti des influences réciproques entre le cinéma et le neuvième art, déjà évoqué sur ce blog. Druillet nous dépeint un âge d’or présenté avec ses tripes. L’âge de Metal Hurlant ou des Humanoïdes associés.


Le livre évoque l’amitié fortement teintée de rivalité avec Möbius, qui a atteint le gloire avec l’Incal, et qui a fini par se faire un trip ésotérique avec Jodorowski. Druillet aurait d’ailleurs du participer au film Dune de ce dernier, et il raconte de façon hilarante comment les choses ont tourné !


Un personnage singulier, ce Druillet. Et un bouquin qui donne envie de se sortir les doigts du cul, à l’instar d’un Captain Fantastic (chroniqué aussi dans notre dernier octopodcast#3). Allez !

Lamyfritz

Vieux flibustier chiqueur de pixel et écumeur de poulpe, retiré avec femme et enfants. Engagé comme matelot au temps de l’Amstrad puis comme corsaire à bord de la Megadrive, il décime l’armada 8-bits et harcèle les navires de chez Nintendo. Le PC lui permet d’être son propre capitaine mais il rêve toujours de cette époque d’aventures où le jeu vidéo était encore terra incognita.

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