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[RétroTest#40] Les vieux Disney 16-bits pour occuper ses gosses

Il y a près de 3 ans, Octopaddaone se fendait d’un article sur James Pond II, l’excuse pour jouer avec ses gosses. Au départ réticent, j’ai tenté le coup, puis, fort du succès auprès de mes deux plus petits, j’ai eu l’idée de prolonger l’expérience avec d’autres titres de la Megadrive, que je maîtrisais bien dans le temps.


Sont-ce les graphismes simplistes, la musique bébête, le côté linéaire des jeux rétro qui fascinent à ce point mes gosses ? Ou peut être le personnage central clairement identifié, dans un décor somme toute assez pauvre mais tranché, créant la surprise de niveau en niveau ? Toujours est-il qu’ils préfèrent me voir jouer sur le vieux et minuscule PC portable avec ces jeux old-school, que sur les jeux flambants neufs et hauts en couleur de la Wii branchée au vidéoproj’ du salon ou que sur un Starcraft 2 hyper complexe.


Brancher le paddle, c’est le dernier recours quand il ne fait pas beau et que je suis fatigué, la petite dernière étant décidément trop petite pour faire des jeux de société ou lire. C’est une façon de nous recentrer tous ensemble sur quelque chose, au calme, tout en restant en activité, du moins en ce qui me concerne. Je suis très surpris de mes facilités à ces jeux et de voir à quel point je me souviens de presque tout. C’est ce « presque » qui généralement suscite mon intérêt lorsque je redécouvre ces titres des années 90.


A l’époque, on n’avait pas beaucoup de jeux et on les faisait forcément en long en large et en travers. Les réflexes sont restés et je retrouve mes repères très vite, au grand bonheur des petits, qui autrement s’énervent vite et décrochent quand je galère sur un niveau et dois répéter tel passage – pas de sauvegarde, de la mémorisation d’obstacles, et du challenge a gogo ! Mais peu de ces jeux me résistent bien longtemps… Ah que n’ai-je en ce temps appris à jouer d’un instrument ou fait des arts martiaux ! Ces réflexes me seraient aujourd’hui largement plus précieux… Voire ?


J’ai redécouvert, donc, avec plaisir les trouvailles astucieuses d’un Quackshot, jeu de plateformes mettant en scène Donald Duck vêtu à la manière d’Indiana Jones. Je n’ai pas souvenir que ce jeu ait eu un équivalent satisfaisant (Duck Tales sur Nes était similaire mais horriblement difficile) car il mêle une quête d’objets et des séquences de plateforme assez variées : du niveau de base comme le désert, en passant par le labyrinthe du maharadjah, les fils électriques de Duckburg demandant une bonne dose de réflexes, et les courses en wagonnet, sans parler des pseudo shoot them up  à l’horizontale quand on harponne un oiseau avec la ventouse verte… Il y a de quoi se divertir et divertir les gosses qui regardent, émerveillés de voir Donald effectuer ce voyage haut en couleurs dans un monde fantasmé.


J’ai fait également le test de Mickey Mouse : Castle of Illusion, qui a clairement pris un coup de vieux, mais qui a été un succès auprès des enfants, un poli plus court (et surtout plus linéaire) que Quackshot. Les niveaux sont simples et proposent des mini séquences plutôt variées : la forêt enchantée se transforme en forêt hantée (la musique change), le premier acte du monde des jouets nécessite de trouver une clé magique, le monde de la tempête amène dans un temple plein de pièges… Quand j’y pense, le monde de la bibliothèque a longtemps été utilisé comme représentation commune de la Megadrive, telle une image d’Épinal des jeux de cette console à ses débuts.


La tour de l’horloge, dernier acte du dernier niveau, est le seul qui m’a donné un peu de fil à retordre. Maintenant que j’y pense, que ce soit dans Quackshot ou Castle of Illusion, la seule chose qui m’ait chagriné est le nombre de coups plutôt élevé pour venir à bout des boss. On perçoit vite la stratégie à adopter pour les vaincre, mais cette nécessité de recommencer douze fois la même attaque est très old-school et m’a rappelé les riches heures de l’arcade (dont l’objectif était de faire craquer le joueur et lui soutirer du fric). A ma connaissance, le seul jeu qui ait fait l’économie de cette dynamique répétitive est Sonic CD où les boss étaient particulièrement anecdotiques et nécessitaient seulement trois petits coups pour être vaincus.

Après Mickey et Donald, voici… Mickey et Donald ! Les deux compères sont réunis dans World of Illusion, un des jeux phares de la Megadrive, et qui clôture la trilogie des jeux Disney réalisés par Sega au Japon. Ce jeu est surtout sympa à deux et, malgré sa grande facilité, il est un peu long, et donc rédhibitoire pour mes enfants spectateurs. Graphiquement, ceci dit, il est largement supérieur aux deux précédents.


De même avec Aladdin, réalisé en 1993 par David Perry, auteur mythique de Cool Spot et Earthworm Jim. La version Megadrive était supérieure à la version Super Nes, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Je n’y ai pas joué à l’époque mais j’ai redécouvert ce jeu grâce à mes petits et j’ai été bluffé par la qualité de ses décors et de ses animations.


Le Roi Lion, sorti sur le tard (1994) est également un assez bon jeu Disney : l’animation de Simba, qui devient adulte au fur et à mesure des niveaux, est exceptionnelle. Je me le garde sous le coude pour un weekend de pluie. Je lorgne également du côté de Mickey Mania, que je n’ai jamais testé.


Pour finir, et en écho à James Pond II avec lequel j’ai ouvert cet article, voici un jeu sympa à montrer à des petits : il s’agit de Rolo tothe Rescue d’Electronic Arts. Ce n’est pas du Disney mais ça y ressemble, et en plus c’est fun pour le joueur – à l’exception d’un niveau particulièrement horrible (sans doute un des plus durs sur la Megadrive) heureusement pas nécessaire pour finir le jeu. La difficulté peut être assez élevée et certains puzzles sont recherchés, nécessitant de la réflexion et plusieurs allers-retours. Avec des gosses, prévoir des pauses et des sauvegardes (merci l’émulation) !


Dans ce jeu à l’humour très british, vous jouez un petit éléphant, Rolo, et devez libérer puis contrôler des animaux aux capacités spéciales : l’écureuil peut grimper, le castor nager, la taupe creuser, le lapin sauter très haut, et les hérissons peuvent se faufiler dans les endroits étroits. A vous d’utiliser ces capacités au mieux pour libérer tous les animaux capturés par le méchant cirque. Autant vous dire que ça plait bien aux enfants ! En fait, ce jeu m’a personnellement marqué pour une raison tout à fait particulière. J’ai une (seule) fois fini le jeu à 100%, passant le niveau horrible que j’évoquais plus haut. Et, outre la démo de fin assez particulière, je me souviens avoir fini ce jeu un jour de… St Valentin ! Il faisait un temps magnifique dehors et j’étais seul, enfermé devant ma console et accablé. Malgré ma victoire, je me suis senti comme un vrai loser ce jour là !


A tester en famille, également ; un Rocket Knight et un Sonic 3 & Knuckles, voire un Kid Chameleon ou un Ecco the Dolphin… mais pour moi le meilleur jeu Megadrive restera l’immense Flashback, pas spécialement pour les gosses, mais bien meilleur que sur PC ou Super Nes ! Allez, à vos paddles, papas retrogamers !

Lamyfritz

Vieux flibustier chiqueur de pixel et écumeur de poulpe, retiré avec femme et enfants. Engagé comme matelot au temps de l’Amstrad puis comme corsaire à bord de la Megadrive, il décime l’armada 8-bits et harcèle les navires de chez Nintendo. Le PC lui permet d’être son propre capitaine mais il rêve toujours de cette époque d’aventures où le jeu vidéo était encore terra incognita.

11 commentaires
  1. octopaddaone
    6 Mar. 2016 à 18:50 -----> lui répondre

    J’approuve ta liste ! Et j’ai hâte de les faire avec mes filles… pas trop tôt mais aussi pas trop tard 😉

    1. lamyfritz
      6 Mar. 2016 à 20:49 -----> lui répondre

      Merci ! C’est pas l’article du siècle mais bon… Si tu as d’autres idées… Ayant des garçons, je viens juste de penser à l’excellent SPIDERMAN, sur Megadrive, un superbe jeu qui m’a fait aimer ce super héros. Dur (surtout la fin) mais assez court, très synthétique et très BD.

  2. sharnalk
    6 Mar. 2016 à 18:57 -----> lui répondre

    Ah quel dommage que Rocket Knight n’ait jamais véritablement percé depuis les 16bits. Il y a eu une tentative de retour mais sans grand succès.

  3. lamyfritz
    6 Mar. 2016 à 20:46 -----> lui répondre

    Le 1er Rocket Knight est pourtant un véritable petit bijou… ! Ouais, dommage qu’ils n’aient pas réitéré le titre de façon convaincante…

  4. TomTom
    8 Mar. 2016 à 10:07 -----> lui répondre

    Les enfants n’ont pas participé aux jeux? Ils ont simplement été spectateurs? Que ce soit sur World of Illusion (qui s’y prête tellement) ou sur les autres (en mode chacun son tour).
    Il me tarde de faire ce genre de trucs avec les miennes, mais le mode spectateur est une (bonne) idée à laquelle je n’avais pas du tout pensé!

    1. lamyfritz
      8 Mar. 2016 à 19:02 -----> lui répondre

      Oui ils ont simplement regardé… je n’appuie pas tellement l’entrée précoce dans le jeu vidéo (tablettes interdites chez moi), ils n’ont que 6 et 2 ans, et de toutes façons ils ne réclament pas les paddles. Ah si : mon épouse leur passe parfois une espèce de jeu sur téléphone portable où il faut couper des fruits avec le doigt, mais ça les énerve tellement – et c’est tellement nul au niveau narratif – qu’on leur dit « désolé, y’a plus de batterie » et hop ils vont jouer dehors… !

      1. octopaddaone
        8 Mar. 2016 à 20:47 -----> lui répondre

        Je plussoie avec toi, point trop tôt ! Laissons le rêve, l’imagination ou encore la création réelle avant de passer au virtuel. Perso pour moi le JV, ce fut vers 9/ 10 ans et franchement tant mieux, j’ai pu assouvir ma soif d’imagination avec mes legos, playmobil et autres maîtres de l’Univers…

      2. TomTom
        9 Mar. 2016 à 16:51 -----> lui répondre

        Je ne presse rien, mais j’ai quand même vachement hâte de partager ce genre de choses ^^
        Pour l’instant le contact est extrêmement épisodique, essentiellement lors de salon rétro 🙂
        Et puis de toute façon, avant d’attaquer de vraies sessions de jeux vidéo, on va déjà aller au bout des cités d’or, et vu le rythme de progression, on a encore le temps 😛

  5. lamyfritz
    8 Mar. 2016 à 20:57 -----> lui répondre

    Punaise, mais… c’est mon contact qui t’as tendu réac’ comme ça ? Plussoyons ! Plussoyons ! (NDA : Plussoyons n’est pas souligné en rouge par le correcteur orthographique…. WordPress en avance sur l’Académie Française ???)

  6. melkiok
    14 Mai. 2017 à 11:27 -----> lui répondre

    Oh mais ça cause de Rocket Knight ici
    N’oubliez pas mon petit article sur cette superbe franchise 🙂
    Sinon délicieuse sélection régressive à souhait
    Ce qui me donne d’ailleurs envie de faire un top similaire sur le blog ^^
    Pour ma part je suis passé au travers de Quackshot
    Mais le reste je m’en suis absolument délecté avec World Of Illusion que j’ai usé jusqu’à la corde que ça soit en coop ou Solo (n’importe qui pouvait jouer d’ailleurs ma mère et ma grand mère s’y sont adonné en ma compagnie)
    Et Castle Of Illusion fut ma première immersion dans les Disney 16 Bits 🙂
    J’avais pris aussi plaisir sur le Livre de la Jungle (même plus que dans le Roi Lion)
    Kid Chameleon en famille ? hum je trouve le design bien éloigné des univers évoquées ici et le gameplay finit par être frustrant

  7. lamyfritz
    14 Mai. 2017 à 11:44 -----> lui répondre

    Jette-toi sans attendre sur Quackshot ! Quitte à avoir une petite soluce…!
    Oui j’ai lu ton article sur Rocket knight, vraiment quelle perle celui-là aussi.

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