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Depuis quelque temps au pays de France et de Navarre se perçoit un frémissement, une montée en puissance d’une source que l’on pensait morte, enterrée, sans fleurs ni couronnes au début de la première décennie 2000 : la presse française de jeu vidéo. Oh oui, la flamme semblait entretenue par quelques nostalgiques émaillant les diverses rédactions sur le net : que cela soit un Gameblog squatté par des ex de (joy)pad/ Console + ou Player One, un Game One et son inépuisable Marcus … mais seuls résistaient sur le papier – comme de bons Gaulois reclus dans leurs tours d’ivoire – une poignée de valeureux, comme les ex de Joystick de Canard PC affrontant bien seuls les aléas des ventes papiers après le Verdun des liquidations de Yellow Media/ MER7 (Joypad, Playstation magazine…. voir ici l’effarant cimetière des revues coulées par ce groupe pressophage). La partie semblait donc perdue d’avance pour ce pilier de la presse papier en France : d’ailleurs à quoi bon concurrencer internet et son flot d’informations instantanées, gratuites et abondantes adnausum ?

suicidaire de se lancer dans un mag’ à l’ère du numérique ?

De surcroît avec le web 2.0, bon nombres de blogueurs purent remplacer certains journalistes papiers sans vergognes, le papier semblait jouer alors ses derniers cartes, comme le professait avec son aplomb maladroit, agaçant et habituel notre Michael Pachter français, à savoir Julien Chièze de Gameblog dans un podcast de M05.com consacré à Joypad première génération. Alors, suicidaire de se lancer dans un mag’ papier à l’ère du numérique ? L’hécatombe des titres et le rouleau compresseur technologique semblèrent être dans l’air du temps, à coup d’Ipad et autre Kindle qui bousculèrent violemment le livre imprimé de son pinacle. Tout cela donna lieu à diverses spéculations et sembla vouer aux mêmes gémonies nos journaux papiers, et pourtant, et pourtant … la flamme de la résistance loin de s’éteindre dans ces temps de ténèbres, virevolta, voire se redressa !

Un village gaulois qui résiste, la presse jeu vidéo ?

Faire autres choses qu’un média pour ado attardé sans fonds et sans critique

Si certains se sont encore risqués dans ce domaine, ils ont cherché à faire évoluer intelligemment leurs approches et répondre aux nouvelles attentes d’un public devenu orphelin du papier, trentenaire et ancré dans la vie active. S’il est vrai qu’aujourd’hui on regarde avec tendresse et nostalgie l’âge d’or de la presse papier (des années 90 à 2000, l’ensemble des titres est  disponible sur l’excellent site http://www.abandonware-magazines.org/), pourtant la multiplicité de titres n’étaient en rien gage de qualité (tant sur le fond que sur la forme) et d’indépendance (les pleines pages de pub de jeux qui côtoyaient leurs tests élogieux, ou encore les soirées VIP des éditeurs à certains journalistes dont le jeune lecteur ne pouvait se douter).

De la nouveauté à l’échec : l’expérience IG Mag

IG Mag, du fond et de la forme, enfin.

Ainsi, ce renouveau de la presse à la fin de la première décennie des années 2000, peut se ressentir avec une publication disparue depuis peu, le regretté mook (magazine+book) IG Mag (2009-2013). Ce dernier avait tenté avec courage d’aborder les jeux vidéos sous un autre angle, que celui du test/ preview avec une note très scolaire. D’ailleurs IG Mag a ouvert un boite, non de pandore mais à malice, et notre loisirs préféré a pu cesser d’être un vulgaire média pour ado attardé sans fonds et sans critiques. On peut les remercier, car leur aventure a sûrement influencé ce renouveau actuel qui n’est pas étrange à leur aventure. Si dans un premier temps, IG marchait sur les plate-bandes d’un magazine traditionnel, rapidement il s’émancipa d’une pagination classique pour s’ouvrir à d’autres thèmes non limités au diktat de la nouveauté (qui finalement trouve meilleur public sur le net) mais sur le fond. Des articles qui prirent souvent le chemin historique du média avec le rétro et qui picorèrent avec délectation dans des interviews de créateurs, de journalistes et autres acteurs du domaine. Pourtant je ne fus pas un lecteur assidu de la revue faute à un format bimestriel peu sexy, des pages parfois brouillonnent sur les sujets abordés (ou surfant sur la mode agaçante des smartphones/ tablettes) et enfin un coût rédhibitoire de 9€. Pourtant, je garde un bon souvenir de certains numéros, en particulier les hors-séries qui furent un bon compromis aux numéro spéciaux de Pix n’love, en particulier ceux consacrés à Zelda (HS n°2), à Sega (HS n°6) ou à Metal Gear (HS n°7). D’ailleurs signe de qualité, je trouve que le numéro spécial pour les 25 ans de Zelda fut bien plus ambitieux que l’officiel « Hyrule Historia« , dans son approche de l’univers (explications du mythes, nombreuses trivias, etc… et pas seulement un ouvrage majoritairement d’artworks comme l’est Hyrule historia, certes très jolis mais laissant sur sa faim le lecteur).

 

Un joli mook, bien plus sympa que Hyrule Historia

Pourtant IG Mag finit par disparaître en 2013, faute d’avoir trouvé un modèle économique stable malgré Ankama derrière les commandes. Après cette fin tragique, plusieurs mois se sont écoulées et un certain pessimisme ambiant demeura, il est vrai alimenté par un écroulement du mag’ traditionnel en kiosque, et seule 2/ 3 autres revues se disputaient le rayon jeux vidéo coincée entre les mag’ PC et de jardinage,  symbole d’un glorieux passé révolu. Mais un bruit, une rumeur courra sur les réseaux sociaux, certains podcasts que la fin n’était pas pour tout de suite, que l’espoir allait rejaillir … cette folle rumeur, agitée par certains passionnés, des ex-journalistes dévorés par la folle boulimie de Yellow Media/ MER7 prouva que le papier était loin d’être mort… laissez moi donc vous présenter deux nouveaux venus parmi la myriade de nouveaux titres vus en kiosque (mais faute de les avoirs achetés, je me limiterais à ces deux revues) : bienvenue à JV le Mag et Retro vers le futur Magazine, respectivement sortie fin 2013 et début 2014.

La suite ici …

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Pour ceux intéressés par l’âge d’or de cette presse, voir le très bon dossier (comme toujours) de scrolling.fr (juillet 2012)

octopaddaone

Tombé dans le JV dès son plus jeune âge et ayant passé toutes les étapes du gamer historique (de Pong à ...), les chemins de la vie l'ont mené sur bien des pistes et différentes expériences, à l'image d'un poulpe et ses nombreux tentacules (forcément pourpres). Ayant obtenu le trophée "papagamer", désormais son rêve de gosse prend forme : écrire des énormités, déchaîner ses passions et regretter... le manque de donjon dans le dernier Zelda.

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