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[#4] Dans les entrailles d’une cartouche…

Une fois n’est pas coutume, cela ne sera pas sur un jeu mais sur les composants de nos aïeules 16 bits que je m’attarderais. Hé oui, ancien temps où un jeu (ou Rom) était composé de résistances, circuits imprimés et autres joyeusetés électroniques, bref bien plus cheap et solide qu’une vulgaire galette, qui n’a eu comme avantage que sa capacité de stockage exponentielle !

Devant nettoyer (ou changer un support plastique trop jauni) d’une cartouche snes ou sega, j’ai acheté le fameux tournevis étoilé nommé Gamebit (parfois nutsetter) en 3,8mm pour Nintendo, et 4,5mm pour Sega (pas fou les constructeurs pour éviter tout démontage impromptu par leurs jeunes joueurs de l’époque).

Ainsi, on peut voir les entrailles d’une cartouche megadrive à gauche ou snes au centre et à droite

On aperçoit tout d’abord que le circuit de Zelda 3 est bien plus important que ceux de  Sonic ou Batman. De plus, on voit sa pile de sauvegarde qui assure d’éviter de tout refaire le jeu … une révolution vu sa grandeur (vivement le reboot sur 3DS à Noël). D’ailleurs la pile (une CI CR2032 implantation horizontale) est soudée sur la patte de soutien, pour la changer il faut NON LA DESSOUDER de cette patte (risque d’explosion !), mais dessouder son support sous le circuit imprimé pour la désolidariser et la remplacer par une « pile à souder » (en jaune ci-dessous). Ainsi, on a juste besoin de la ressouder sur le circuit imprimé. (voir sur Gamopat, le tuto d’où est tiré les 2 photos ci-dessous).

Le système de broche est forcément différent entre Sega et Nintendo, est d’ailleurs dans le cas de certains jeux comme Starwing, la broche est plus grande avec deux rajouts, en raison du Super Fx rajouté pour les effets de 3D bluffant à l’époque.

Voir le très bon article sur http://www.planetemu.net/article/le-super-fx

La cartouche Sega, plus petite est ici made in Japan (pour le circuit imprimé, contrairement à la protection plastique). Ceci n’est pas anodin, les entreprises japonaises dans un premier temps n’ont pas exporté toutes leurs fabrications, le hardware et les composants sensibles (pour éviter le piratage sans doute) furent élaborés au Japon et les parties moins sensibles (plastiques), généralement en Chine en raison d’une main d’œuvre moins chère mais aussi moins formée dans les années 80-90.

Regarder une cartouche, c’est aussi une trace d’un passé récent, bref une part d’histoire, de notre histoire qui va bien au-delà du jeu vidéo.

octopaddaone

Tombé dans le JV dès son plus jeune âge et ayant passé toutes les étapes du gamer historique (de Pong à ...), les chemins de la vie l'ont mené sur bien des pistes et différentes expériences, à l'image d'un poulpe et ses nombreux tentacules (forcément pourpres). Ayant obtenu le trophée "papagamer", désormais son rêve de gosse prend forme : écrire des énormités, déchaîner ses passions et regretter... le manque de donjon dans le dernier Zelda.

3 commentaires
  1. RonflX
    22 Sep. 2013 à 22:01 -----> lui répondre

    C’est beau tout ça. Amuses toi bien 🙂

  2. melkiok
    26 Mai. 2015 à 23:38 -----> lui répondre

    Dommage que tu n’ai pas disséqué une cartouche AES NeoGeo 🙂

    1. octopaddaone
      26 Mai. 2015 à 23:39 -----> lui répondre

      Une cartouche à 1800 Francs ? Impossible, même symboliquement 25 ans après 😉

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